06 juillet 2020

100 % Santé : l'offre de soins évaluée par les parlementaires

La réforme du 100 % Santé a fait l'objet d'une évaluation à l'Assemblée nationale, par la Commission des Affaires sociales.

assemblee nationale

La réforme du 100 % Santé est déjà scrutée par les parlementaires. Lors du Printemps de l’évaluation – un dispositif qui évalue les politiques publiques de l’Assemblée nationale – l’ex président de l’Assurance maladie, Nicolas Revel, et le nouveau directeur de la sécurité sociale, Franck von Lennep, étaient invités, mardi 30 juin, à répondre aux questions des membres de la Commission des Affaires sociales, notamment celles des membres de la Mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (Mecss).

Le député Cyrille Isaac-Sibille, rapporteur de la Mecss, a ainsi relevé le contraste entre le dentaire, où les produits 100 % Santé ne sont pas très convoités, et l’audiologie, où ce panier est plébiscité. Alors que les estimations fin 2019 annonçaient un taux de 13 % de classe I et que l’objectif est de 20 à 30 %, « on pourrait atteindre 40 %, ce qui mettrait l’équilibre économique de la filière en difficulté », s’inquiète le rapporteur, qui a auditionné plusieurs acteurs du secteur, dont Luis Godinho, président de l’Unsaf. Franck von Lennep a rassuré le rapporteur en indiquant que « l’objectif n’a jamais été que le taux de recours au panier 100 % soit majoritaire ».« En 2020, on est pour l’instant sur les mêmes chiffres que fin 2019, à savoir environ 13 % de classe I, a-t-il précisé. En 2019, les prix ont légèrement augmenté, de 1,9 %, du fait de renforcement de normes minimales de qualité sur certains produits, et en 2020, on note une baisse de 1 % en raison de la baisse progressive du prix limite de vente. Donc les prix sont plutôt stables. Ce n’est donc pas une profession qui voit son modèle économique bouleversé. »

Toutefois, comme l’a rappelé le directeur de la Sécurité sociale, le 100 % Santé en audiologie, dont l’objectif est « une solvabilisation forte qui [devrait] permettre de rattraper un retard d’équipement qui distingue la France par rapport à d’autres pays », n’est pas encore complètement entré en vigueur en audiologie et il est donc trop tôt pour en faire une évaluation.

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