Dans un avis paru en 2025, la Haute autorité de santé (HAS) s’était prononcée en faveur de la systématisation du dépistage du CMV au premier trimestre de grossesse chez les femmes enceintes séronégatives ou de statut inconnu. En août 2026, elle publie des recommandations de bonne pratique afin d'accompagner les professionnels de santé dans la prise en charge et le suivi des femmes concernées. L’objectif est de prévenir les infections grâce à des mesures d’hygiène claires et d’homogénéiser le suivi en cas de dépistage positif, afin de garantir une prise en charge de qualité et équitable sur l’ensemble du territoire.
Pour l’essentiel, la HAS recommande notamment d’informer « toutes les femmes dès le projet de grossesse sur l’infection à CMV, ses risques lorsqu’il est contracté au début de la grossesse et des mesures de prévention, quel que soit leur statut sérologique, une première infection ne protégeant pas d’une réinfection », de « réaliser une sérologie le plus tôt possible dès le projet de grossesse puis le plus précocement possible pendant le premier trimestre et avant 14 SA uniquement chez les femmes séronégatives ou de statut inconnu », et d’organiser « rapidement » une consultation dédiée en cas de primo-infection à CMV confirmée pendant la période périconceptionnelle ou au premier trimestre, « afin d’informer la femme ou le couple, d’évaluer ses besoins, de discuter du traitement antiviral précoce par valaciclovir et d’assurer l’orientation vers une équipe experte, notamment un CPDPN ou un centre référent ».
