C'est une confirmation qui va rassurer patients et audioprothésistes. La validité d'une prescription d'aides auditives n'est pas limitée dans le temps. Un patient peut ainsi se présenter chez un audioprothésiste avec une prescription qu'un ORL a rédigée deux ans plus tôt. Les aides auditives seront bien prises en charge par l'Assurance maladie.
C'est ce qu'ont rapporté le SDA et le Synea, sur LinkedIn, à l'issue d'une réunion (Commission mixte paritaire) avec l'Assurance maladie, qui s'est tenue le 21 juillet 2026. Selon les syndicats, la Cnam aurait ainsi statué, et s'apprêterait à officialiser cette prise de position par écrit.
La décision parait logique, dans la mesure où une perte auditive n'a pas tendance à s'améliorer dans le temps. Elle correspond en outre à la réalité du terrain, puisque de nombreux malentendants repoussent longtemps le moment de s'appareiller. Le sondage EuroTrak France 2025 de l'Ehima indique par exemple que près de 8 personnes appareillées sur 10 ont attendu plus d'un an entre le moment où elles ont pris conscience de leur perte auditive et celui où elles ont acquis un appareil auditif.
« Nous nous félicitons que [notre travail juridique approfondi] ait abouti à une clarification, a réagi le Synea. [Elle] sécurise les pratiques des audioprothésistes et renforce la confiance des patients dans leur parcours de soins. »
