Quel bilan tirez-vous du congrès 2026 et quel écho ce bilan fait-il à l’action du Géorric ?
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Je note également que, bien que notre manifestation ne s’adresse pas spécifiquement aux ORL, une vingtaine d’entre eux étaient présents ce qui témoigne de notre place dans le panorama des associations en audiologie.
Enfin, à l’occasion des 30 ans du Géorric, un hommage a été rendu à ceux qui en ont été à l’initiative car souvenons-nous qu’à l’époque, les régleurs d’implants cochléaires exerçaient seuls, sans appui, ce qui a fait naitre leur besoin de se retrouver. Aujourd'hui de nombreux professionnels travaillent dans les presque 35 centres d’implantation en France et les fabricants sont impliqués pour les former et les orienter. Mais nous devons également avancer en tant que professionnels non-médicaux et non-industriels pour penser et faire évoluer nos pratiques de régleurs, d'orthophonistes et de psychologues. Car cette prise en charge multidisciplinaire est au moins aussi importante que l'acte chirurgical.
Dans la pratique, à quoi travaille le Géorric et où constate-t-on des avancées ?
Notre action vise à harmoniser et à homogénéiser les pratiques sur le territoire dans un contexte où les indications pour l’implant cochléaire sont ouvertes à de plus en plus de profils de patients. Pour ce faire, nous travaillons en partenariat avec les centres d'implantation via des échanges de pratiques, des visioconférences de travail et des questionnaires adressés à nos correspondants dans les CHU afin de recueillir des avis pour, à terme, établir des recommandations et faire du Géorric une véritable société savante. L’un des thèmes sur lesquels nous travaillons actuellement est la prise en charge du patient implanté sourd unilatéral avec acouphènes invalidants, un profil qu’on ne sait pas réellement prendre en charge aujourd’hui faute d'uniformisation.
Quant aux progrès permis par le Géorric durant les dernières années, on peut dire que nous « subissons » moins les évolutions technologiques et les réglages automatisés des fabricants que par le passé car nous sommes aujourd’hui de réels partenaires de ces derniers et nous parvenons à faire entendre notre voix pour des solutions plus adaptées au quotidien des patients.
Quelle est l’évolution technologique qui va le plus mobiliser le Géorric dans les années à venir ?
L’une d’elles sera l’implant cochléaire totalement implantable. Comme pour les chirurgiens, il nécessitera une adaptation des régleurs. La prise en charge sera à repenser car il n’y aura plus de processeur externe et les micros ne seront plus derrière l’oreille mais soumis à la barrière cutanée. Il faudra donc s’adapter à ces nouvelles conditions pour travailler notamment la localisation des sources sonores, la compréhension dans le bruit et être en mesure d’estimer les bénéfices. Un sujet qui donnera lieu à de riches échanges sans nul doute !
