09 juillet 2020

L’Unsaf devient le SDA et revendique une représentativité de tous les audioprothésistes

L'Unsaf change d'identité et devient le Syndicat des audioprothésistes (SDA). Une évolution qui s'accompagne de la volonté d'asseoir sa représentativité pour l'ensemble des audioprothésistes.

Par Ludivine Aubin-Karpinski
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Né de la fusion en 2011 des trois syndicats d’audioprothésistes indépendants (Fnaf, SNUA et AAF) réunis au sein de l’Unsaf, le syndicat national des audioprothésistes connaît une nouvelle étape de son histoire et devient le Syndicat des audioprothésistes (SDA ex-Unsaf). Une décision, prise en assemblée générale le 6 juillet 2020, qui s’accompagne de la volonté d’affirmer sa représentativité « des 3 900 audioprothésistes de France ». « L’Unsaf fait évoluer son identité (…) dans une volonté de plus grande visibilité et de meilleure perception en tant qu’acteur de santé. Le SDA portera la voix, les souhaits et les aspirations des audioprothésistes français », commente Luis Godinho, qui a été reconduit pour la 9e année à la présidence du syndicat.

Cette revendication est confortée par une motion, votée le 29 mai 2020 par l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS), dans le cadre des négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie et qui considère « que toute convention négociée (…) ne doit l'être que par les syndicats représentatifs des professionnels libéraux de la profession concernée ». Luis Godinho précise : « Le SDA est la seule instance représentative pour la profession, selon les canons de l’UNPS ».

À l’appui de cette décision, le président du SDA a dressé le bilan des actions de son syndicat au cours des derniers mois et notamment sa participation active au Ségur de la Santé, au 100 % Santé, à la loi Grand âge et Autonomie… Autant de sujets qui ont permis de « renforcer la compréhension du rôle de professionnel de santé des audioprothésistes et de leur importance dans le paysage de la santé publique », appuie Luis Godinho.

Publication prochaine d'un recueil de bonnes pratiques

Et le programme des prochains mois s’annonce tout aussi dense, avec la publication prochaine d’un recueil de bonnes pratiques, en droite ligne des résultats du sondage mené par le syndicat au mois de juin (lire notre article Faut-il mieux encadrer les pratiques ?) et qui a conduit son bureau à accorder « tous pouvoirs au Conseil d’administration afin d’établir et promouvoir des règles de bonnes pratiques de la profession d’audioprothésistes auprès de ses adhérents ». Cet ouvrage ne sera pas « opposable », mais résulte « d’un acte volontaire », « extrêmement structurant », destiné à montrer aux pouvoirs publics qu’un nombre important d’audioprothésistes est convaincu de l’importance de ces règles. Dans le contexte de la réforme du 100 % Santé, « plus de solvabilisation suppose des règles de bonnes pratiques », explique Luis Godinho, avant d’ajouter : « Si nous ne le faisons pas, nous risquons de nous les voir imposées ».

Avec sa nouvelle identité, le syndicat souhaite ainsi « porter les avancées de la profession pour la fin du quinquennat », avec une feuille de route : « Optimiser l’accès aux solutions auditives, faciliter la compréhension de leur fonction dans le paysage de la santé, promouvoir les bonnes pratiques, optimiser la place de l’audioprothésiste dans les parcours de soins, préparer l’arrivée définitive du 100 % Santé ».

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