Au total, 22 personnes physiques, parmi lesquelles deux ophtalmologues, dix opticiens et cinq centres d’ophtalmologie, et 15 personnes morales doivent être convoquées devant le tribunal correctionnel de Paris en juin 2027. L’enquête, ouverte en 2025 après des signalements de mutuelles, a été menée par le parquet de Paris et l’Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI), avec le concours notamment de l’Assurance maladie et l’Urssaf.
Selon les enquêteurs, le système reposait sur des ordonnances fictives et des facturations sans rapport avec les besoins réels des patients, afin de maximiser les remboursements des mutuelles. Des assurés auraient reçu en retour des avoirs leur permettant notamment d’acquérir des montures de luxe ou des lunettes solaires.
D’après l’OCLTI, le dispositif aurait généré environ 12 millions d’euros de détournements par an depuis 2023. Les enquêteurs soupçonnent toutefois un phénomène beaucoup plus vaste, avec un volume potentiel de fraude estimé à 250 millions d’euros.
