Ce projet commun repose sur une même vision du métier et la volonté de mettre en valeur les spécifi- cités de leur modèle.
Si, réunis autour d’un même objectif, les acteurs du secteur ont mis l’éteignoir sur leurs divergences le temps de la réforme du 100 % Santé, ces dernières ressurgissent, aujourd’hui les négociations passées. « Plusieurs modèles d’exercice co-existent sur le secteur : indépendants, réseaux verticalisés, discounters…, explique Laurent Piron, président d’entendre. Nous souhaitons aujourd’hui que la voix des enseignes indépendantes porte davantage. Nous représentons une part impor- tante de la profession. Près de 1 000 audioprothésistes, de 1 000 centres, 150 000 appareils et près de 20 % du marché. C’est une puissance qui compte ! et nous souhaitons au- jourd’hui le faire savoir et communiquer sur notre modèle au travers de cette Fédération. »
« Ouverte aux autres enseignes nationales d’audioprothé- sistes indépendants qui partagent ses valeurs », elle n’est pas un nouveau syndicat et n’ambitionne pour le moment pas de représentativité politique. Mais elle a vocation à re- présenter l’exercice indépendant auprès des étudiants, du corps médical et du grand public. et notamment ses « avantages méconnus », détaillés dans le commu- niqué de la nouvelle Fédération : « liberté, confrater- nité, responsabilité, engagement, entrepreneuriat, proximité, autonomie financière… ». Afin de mettre en valeur les avantages de leur modèle, Audition conseil, dyapason et entendre s’appuient sur une charte commune libellée en cinq points :
- La liberté de la prise en charge du patient dans le respect des obligations légales (devis, tests, suivi…) ;
- La liberté complète du choix des fabricants, sans quotas imposés ;
- La liberté de céder son entreprise ou de quitter l’enseigne ;
- Des audioprothésistes associés à la gouvernance de l’enseigne ;
- Une information responsable, honnête et éthique.
La nouvelle Fédération présentera ses premières actions début 2020.