Pourquoi dissoudre l’association ?
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Dans les années 2000, le contexte était tout autre : l’audiologie était peu structurée et la presbyacousie manquait de visibilité. L’association avait alors créé un espace inédit de dialogue entre ORL, audioprothésistes, distributeurs, fabricants et orthophonistes. Chacun déposait son pistolet à l’entrée pour réfléchir, ensemble, à des actions concrètes pour promouvoir la prévention et l’appareillage. Aujourd’hui, cet élan collectif s’est essoufflé.
Comment expliquer cette évolution ?
Le paysage de l’audiologie s’est profondément transformé. Là où régnait à l’époque un grand désert en termes d’initiatives, chacun travaillant dans son coin, on observe désormais une multiplication des acteurs, des formations... Les sociétés savantes se sont renforcées et des structures puissantes comme la Fondation pour l’audition occupent aujourd’hui le terrain.
Ensuite, les démarches collectives mobilisent moins les praticiens de terrain. C’est dommage car ce sont eux qui font avancer la science au travers d’études cliniques en conditions réelles.
Quel est son héritage ?
L’association a marqué les esprits par ses campagnes d’information et de sensibilisation : le Hein-test pour le dépistage, le Bus de l’audition, ou la participation au train « Bien vivre pour bien vieillir » avec un wagon dédié à la presbyacousie et aux solutions technologiques existantes.
Au-delà de ces actions, France Presbyacousie a surtout joué un rôle de catalyseur, favorisant les échanges entre les différents acteurs de l’audiologie, les mobilisant au service d’une réflexion commune. Elle a ainsi contribué à faire évoluer les pratiques et, peut-être, à préparer le terrain menant à la prise en charge du deuxième appareil puis au RAC0.
Une page se tourne mais l'objectif demeure : la presbyacousie reste un enjeu de santé publique majeur.
