La pénurie d’orthophonistes en France « est une réalité que nul ne peut ignorer », alerte la Fédération nationale des orthophonistes, dans une lettre ouverte adressée fin avril au ministre de l’Enseignement supérieur. « Délais d’attente interminables, renoncements aux soins » et « professionnels épuisés » sont, aux yeux du syndicat, les symptômes d’une « défaillance structurelle », aux conséquences lourdes pour les patients, notamment les plus jeunes. En cause : un sous-financement chronique de la formation, qui limite le nombre d’étudiants malgré une forte demande. Pour y remédier, la FNO appelle le ministre à soutenir l'inscription à l’ordre du jour du Sénat de la proposition de loi visant à augmenter les capacités de formation d’ici 2030. Celle-ci a pourtant été adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale en avril 2025. « Ne pas investir dans la formation aujourd’hui, c’est aggraver la pénurie de demain », insistent les orthophonistes.
