16 Décembre 2020

Le SDA appelle les complémentaires santé à ne pas nuire au 100 % Santé

À l’approche de la mise en place du 100 % Santé, le SDA réitère son inquiétude face aux dangers qui pèsent sur la réussite de cette réforme et demande aux assurances santé de « respecter leurs engagements et de ne pas entraver le 100 % Santé en garantissant un remboursement minimal équivalent » des classes I et II.

Conference SDA

Le Syndicat des audioprothésistes (SDA) multiplie les signaux d’alarme à la veille de la mise en place du 100 % Santé et renouvelle son inquiétude face aux dangers qui menacent d’en compromettre la réussite. À l’occasion d’une conférence de presse, le 16 décembre 2020, Luis Godinho, son président, a ainsi clairement identifié deux menaces qui risquent de « mettre à mal la réforme » et l’accès universel aux soins audioprothétiques. Le premier point d’alerte concerne « les publicités trompeuses et mercantiles », qui « induisent une consommation non médicalement justifiée et assimilent les aides auditives à de simples biens de consommation ». Luis Godinho insiste : « Il n’existe aucune justification médicale à posséder une deuxième paire d’aides auditives ou encore à offrir un smartphone, afin de pallier un trouble auditif ». Le SDA plaide pour que cessent ces pratiques et il appelle à la mise en place d’un cadre déontologique et à la régulation de la publicité.

L’autre menace identifiée par le syndicat des audioprothésistes est la politique de remboursement de certains organismes complémentaires de santé (Ocam) à l’égard des aides auditives de classe II. En effet, si toutes les grilles ne sont pas encore disponibles à cette date, il semble qu’un certain nombre d’Ocam diminuent le remboursement de ces équipements « de manière significative ». Une stratégie qui, selon le SDA, va « augmenter de manière importante le reste à charge pour le patient qui souhaite avoir accès à une solution plus évoluée ou plus adaptée à ses besoins (…) et [conduire] à une restriction du libre choix de son équipement par le patient, en excluant de fait l’accessibilité à tous les matériels hors « 100 % santé », notamment pour les plus modestes ». Avec le risque de compromettre l’observance thérapeutique et, en d’autres termes, d’entraîner des échecs d’appareillage… Pour en savoir plus, lire notre article 100 % Santé : deux classes, deux vitesses ?

Luis Godinho, après avoir au passage épinglé les pratiques de certains acteurs du monde de l’assurance santé et notamment la tentation d’une « sélection du risque », a rappelé que les produits de classe II « ne sont pas du luxe et offrent une utilité indiscutable pour de nombreuses personnes » : « [Ils] fournissent des options techniques spécifiques et supplémentaires par rapport aux aides auditives de classe I, pouvant, par exemple, faciliter la vie au travail ou améliorer la réhabilitation de certaines pathologies ».

L’afflux que pourrait générer un moins bon remboursement des produits de classe II par certaines Ocam risque en outre de “mettre en danger l’équilibre économique de la réforme” alors que, sans cela, la part des équipements de classe I pourrait dépasser les 20 % de la clause de volume auxquels s’était engagée la filière auditive pour atteindre les 30 %.

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