« Un nouvel impôt injuste et économiquement destructeur ». C'est ainsi que 600 industriels, parmi lesquels tous les fabricants d’aides auditives et d’implants, qualifient la taxe sur les dispositifs médicaux que le gouvernement a inséré dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027. Cette contribution s'élèverait à 3,5 % du chiffre d’affaires de toute société fabriquant des dispositifs médicaux. Une taxe que les entreprises concernées ont accueilli « avec consternation », peut-on lire dans leur tribune publiée le 2 novembre 2026 sur le site de L’Express.
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Elles appellent « solennellement les parlementaires à faire front lors de l’examen du PLFSS 2027 et à supprimer cette nouvelle taxe, pour défendre nos entreprises, nos emplois, nos territoires et notre souveraineté sanitaire ». Certains députés ont bien tenté de la faire supprimer ou de la modifier, en commission ou en première lecture à l'Assemblée nationale. Ainsi, il a été proposé qu'elle soit réservée aux entreprises réalisant un certain chiffre d'affaires, puis qu'elle soit progressive au-delà. Toutefois, ces amendements, pourtant adoptés, n'ont pu être conservés car l'ensemble du projet de loi a été rejeté à l'Assemblée nationale. Au Sénat, où les débat vont commencer le 9 novembre, un amendement de Vincent Louault propose que les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 50 millions d’euros et celles dont le principal site de production est établi dans l'UE soient exemptées.
Les deux chambres semblent favorables à ce type de modulation. Il serait donc surprenant que cette taxe conserve son état initial.
