Le couperet est tombé pour Sensorion. Quelques semaines après l’annonce par son concurrent Regeneron du lancement sur le marché américain d’Otarmeni, son traitement de thérapie génique contre la surdité DFNB9, la biotech française a pris la décision d’abandonner son essai clinique Audiogene, qui vise à développer une thérapie similaire. « Sensorion a décidé d’arrêter le développement clinique du SENS-501 pour la perte auditive liée au gène OTOF à la suite d’une revue stratégique de son portefeuille de candidats-médicaments, et met par conséquent fin au recrutement dans l’essai Audiogene », est-il écrit dans un communiqué.
À lire aussi | ▶ DNFB9 : bientôt un traitement sur le marché européen ?
L’essai Audiogene, mené par la Dr Natalie Loundon (hôpital Necker, Paris), en collaboration avec l’Institut de l’audition, venait pourtant de publier des résultats très encourageants, montrant l’effet dose de cette thérapie, et s’apprêtait à recruter des patients pour tester un 3e niveau de dose. Tout cela est abandonné.
Priorité GJB2
La priorité de Sensorion est désormais portée sur le programme SENS-601, également appelé GJB2-GT, qui, comme son nom l’indique, vise à développer une thérapie génique pour traiter les surdités génétiques causées par une mutation sur le gène GJB2, qui code la connexine 26. Il s’agit de la surdité génétique la plus commune. Des demandes d’autorisation d’essai clinique ont été déposées en France et au Canada. Des demandes pour l’Australie et les États-Unis vont suivre d’ici fin 2026.
