Deux jours avant ce recul, la société Cochlear avait publié un document à destination de ses actionnaires. En quelques mots, les objectifs de résultats pour l’année 2026 étaient revus à la baisse, et pas qu'un peu. Forcément, le marché a réagi.
Mais pourquoi cette baisse ? D’une part, en raison des conflits au Moyen-Orient, qui représente un marché émergent pour Cochlear. Et d’autre part – et surtout – une diminution des commandes dans les marchés déjà développés, en Europe et aux États-Unis. Dans le document, on lit notamment que « le volume des interventions chirurgicales à court terme a été affecté par une combinaison de contraintes de capacité hospitalière et d'une réduction des adressages en provenance du secteur des appareils auditifs ».
La France n’est pas citée, mais ce sont précisément ces deux arguments qui sont constamment avancés par les professionnels de santé impliqués dans l’implantation cochléaire dans notre pays. Outre un manque certain d’information du grand public qui ne connait pas l’existence de ce dispositif médical, les malentendants en limite d’appareillage ne sont pas suffisamment adressés vers les centres implanteurs, dont certains sont sous dimensionnés pour accueillir les patients. En 2023, une enquête du Cisic témoignait de la difficulté persistante des personnes sourdes à être informées et orientées vers cette solution. 21 % de ses adhérents estimaient avoir perdu plus de 20 années...
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