18 novembre 2020

Formations espagnoles : le SDA requiert une enquête ministérielle

Quelques jours après la Fnéa, c’est au tour du SDA de tirer la sonnette d’alarme concernant la formation initiale des audioprothésistes français. Le syndicat s’associe à la fédération étudiante pour demander aux ministères de tutelle de diligenter des investigations pour « vérifier la légalité » des formations dispensées en Espagne et de « mettre fin à des dérives » potentielles.

formation traversee diplome espagnol

Le SDA, dans un communiqué en date du 17 novembre 2020, se mobilise aux côtés de la Fnéa (Fédération nationale des étudiants en audioprothèse) et dénonce à son tour les filières alternatives de formation au diplôme d’audioprothésiste, notamment les filières espagnoles. Le syndicat demande au ministère des Solidarités et de la Santé et au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de « mettre en oeuvre dans les plus brefs délais des investigations et actions afin de vérifier la légalité des formations dispensées » et de « mettre fin à des dérives dont les premières victimes sont les patients ». Le syndicat rappelle que l’accès aux études d’audioprothèse via la plate-forme Parcoursup a permis notamment l’éviction de « prépas privées et coûteuses ». Et alerte sur le fait que ces mêmes sociétés proposeraient aujourd’hui, « sous couvert de cours de soutien », d’obtenir un diplôme espagnol dont les modalités « interpellent » : « cours traduits en français se déroulant en France, formation “intensive” de 14 mois, proposée sans interruption de l’activité professionnelle, coût pouvant atteindre 12 000 € par an ».

En définitive, le SDA s’inquiète de l’instauration d’une formation à deux vitesses, avec d’un côté « les audioprothésistes convenablement formés », et de l’autre, « des professionnels issus de ces officines, dont la qualité de formation n’a été vérifiée par aucune autorité ». Précisons néanmoins que les étudiants ayant obtenu leur diplôme en Espagne et voulant exercer en France doivent pour cela obtenir une autorisation, délivrée par une commission régionale qui conditionne cette autorisation à l’exécution de mesures compensatoires – en général des stages, dont la durée totale peut atteindre un an.

Face à cette nébuleuse, le SDA s’associe ainsi à la Fnéa pour demander « aux ministres compétents de diligenter une inspection conjointe de l’Igas et de l'IGÉSR sur les différentes filières de formation des audioprothésistes établis en France ». Gageons que l’Igas, qui a été missionnée pour une analyse de la filière auditive, s'attardera sur cette problématique.

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