Dans une question écrite publiée le 15 juillet 2025, le député Jean-Michel Jacques avait alerté le Gouvernement au sujet des difficultés rencontrées par certains patients âgés, isolés ou en perte d’autonomie pour accéder aux soins auditifs. L’élu pointait notamment l’interdiction actuelle de l’intervention à domicile pour les audioprothésistes.
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Dans sa réponse publiée le 12 mai 2026, le ministère chargé de la Santé reconnait le rôle « essentiel » des audioprothésistes dans la prise en charge des personnes âgées atteintes de presbyacousie. Pour le Gouvernement, « l’accès aux soins auditifs (est) l'un des leviers du "bien vieillir" ». Le texte souligne également l’importance du maillage territorial des audioprothésistes et leur qualité de professionnels de santé de proximité, qui en font « une ressource stratégique pour le suivi des patients appareillés, mais aussi pour la réalisation des actes susceptibles de libérer du temps médical ». L’exécutif évoque notamment le pacte de lutte contre les déserts médicaux, qui prévoit déjà l’extension de certaines compétences de la profession, comme « le retrait des bouchons de cérumen par instillation médicamenteuse ».
Sans plus de précisions, le Gouvernement se dit attentif aux initiatives destinées à améliorer l’accès aux soins auditifs, y compris en faveur de « l’aller-vers ». Comme le stipule l’article 14 de la Convention avec l’Assurance maladie, les échanges au sein de la Commission paritaire nationale pourraient donner lieu à d’éventuelles propositions d’évolutions réglementaires sur ce point. Toutefois l’exécutif fixe une condition claire à cette évolution potentielle : elle devra nécessairement s’accompagner d’un renforcement des règles déontologiques afin de prévenir les dérives commerciales et les pratiques frauduleuses.
