« Filière » espagnole : le webinaire de la discorde. Droit de réponse de Cercle Optique

Suite à la parution de notre article « Filière » espagnole : le webinaire de la discorde, Cercle optique a fait valoir son droit de réponse, que nous vous livrons in extenso.

Par Luca Piperno, Directeur Général de Cercle Optique

Dans cet article, le Syndicat des audioprothésistes utilise le prétexte de notre webinar pour attaquer non seulement les formations espagnoles, en réalité cela fait des années que ce dernier combat ces « filières » [1] ; mais également les opticiens dont il suspecte un modèle en perte de vitesse alors que celui-ci est en croissance de 13,5 % en 2021 et de 1,4 % vs 2019 [2].

(c)Damian AdobeStock
Ces derniers n’ayant pour ambition que de répondre aux besoins et sollicitations qui leur sont faites.

Malgré cela, les professionnels de l’audiologie témoignent de leur satisfaction auprès des audioprothésistes formés en Espagne.

Depuis la publication, nous sommes régulièrement contactés par des professionnels de l’audiologie pour nous témoigner de la qualité de ces formations, dont les diplômes sont reconnus en France et homologués en Europe, et du sérieux des audioprothésistes sortant de ces filières espagnoles.

Pourquoi tant critiquer ces formations ?
Le numerus clausus français limite le nombre de professionnels entrainant une pénurie d’audioprothésistes.

De plus, avant l’arrivée du 100 % Santé, 91 % des sondés estimaient que le prix était le premier frein à l’achat d’un appareil [3] et seule 1 personne sur 3 éprouvant des difficultés d’audition était appareillée [4].

Le prix d’un appareillage comprend l’appareil et le suivi par l’audioprothésiste pendant 4 à 5 ans pour effectuer les réglages, or si l’audioprothésiste perçoit une rémunération importante, cela se répercute automatiquement sur le prix final.

Avec la réforme du 100 % Santé, l’arrivée des audioprothésistes venant des formations espagnoles a donc été une chance pour le système de santé français qui a permis de répondre à la demande massive non anticipée et de diminuer, de facto, le coût de l’appareillage.

Plutôt que de valoriser ces renforts de compétences venant de l’étranger, le SDA les dénigre en créant 2 catégories : les « vrais » sortant du parcours français et les soi-disant « mauvais élèves » venant de l’étranger, ce qui crée une division.
Or ces audioprothésistes sont des personnes aussi fières, compétentes et passionnées par leur métier que peut l’être un audioprothésiste issu du cursus français.

D’autant que ces 1 200 praticiens venant de formations espagnoles [5] ont permis d’équiper plusieurs dizaines de milliers de patients ces dernières années sans qu’aucune remontée n’ait été faite quant à une potentielle moins bonne prise en charge, tant au niveau de la population que des fabricants d’appareils.

Plutôt que de diviser et d’attiser des tensions, je reste convaincu qu’il est préférable de nous réunir pour mieux anticiper les besoins de la population et se préparer aux enjeux de demain.

[1] https://audiologie-demain.com/formations-espagnoles-le-sda-requiert-une-enquete-ministerielle

[2] https://www.lsa-conso.fr/l-optique-en-forte-croissance-en-2021,405066

[3] https://amp-sante.lefigaro.fr/actualite/2011/11/15/15800-francais-boudent-appareils-auditifs-trop-chers

[4] https://www.bfmtv.com/pratique/parlons-sante/100-sante-et-appareillage-auditif-la-fin-d-un-malentendu-pour-des-millions-de-francais_AB-202201310293.html

[5] https://www.leparisien.fr/economie/audioprothesistes-des-diplomes-espagnols-en-14-mois-au-lieu-de-3-ans-en-france-29-11-20208411249.php#:~:text=Prenons%20le%20cas%20de%20l,%C3%A9coles%20fran%C3%A7aises%20en%20six%20ans.

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