Philippe Lantin, chef de produits chez Sivantos

Nouvel opus de notre cycle « De l’autre côté du miroir » consacré aux audioprothésistes qui ont fait le choix d'intégrer les équipes d'industriels, avec Philippe Lantin, chef de produits chez Sivantos depuis plus de 20 ans.

Propos recueillis par Ludivine Aubin-Karpinski
(c) zenzen AdobeStock

Audiologie Demain : Pourquoi avoir fait le choix de l’industrie ?

Philippe Lantin : J’ai exercé comme audioprothésiste en laboratoire pendant 12 ans avant d’intégrer l’industrie. En 1995, l’équipe de ReSound recherchait un audioprothésiste bilingue maîtrisant l’informatique pour commencer son implantation en France.

Après avoir testé leur produit sur quelques patients (à l’époque il s’agissait du tout premier FDRC numériquement programmable), les excellents résultats m'ont convaincu de franchir le pas. Et j’en suis aujourd’hui satisfait ! Être toujours au courant des dernières études et améliorations possibles dans le domaine de l’audiologie, continuer à apprendre et à échanger avec les audioprothésistes dans toute la France : c’est ce qui me plaît dans mon métier.

Actuellement chez Signia, j’ai la chance de transmettre mes connaissances aux étudiants. Un seul regret : même si je continue à faire quelques appareillages, je n’ai plus cette relation privilégiée audio-patient que l’on ne connaît qu’en laboratoire !

Audiologie Demain : Comment jugez-vous l’évolution de l’audioprothèse aujourd’hui ?

Philippe Lantin : C'est un métier en constante évolution : les innovations technologiques, la législation, les modes de délivrance, les remboursements, l’adaptation et le suivi…

Ces évolutions améliorent considérablement la satisfaction des patients dans les environnements acoustiquement difficiles et leur simplifie la vie au quotidien grâce aux connexions directes en Bluetooth – pour l'écoute de la télévision, des smartphones et des tablettes, et grâce aussi à la télé-audiologie permettant suivi et accompagnement à distance des patients.

De même, l'âge des patients en première adaptation diminue constamment en grande partie grâce à la déstigmatisation que permettent les nouveaux designs des aides auditives, se rapprochant de ceux des écouteurs Bluetooth sans fil, type airpod. Les intra auriculaires aussi ont bénéficié de l'évolution générale allant dans le sens de la discrétion et de la facilité d'utilisation, et aujourd'hui les deux écueils récurrents des intras – résonance de la propre voix et SAV pénalisant – ont été solutionnés par l'introduction d'intras modulaires à adaptation immédiate.

Les patients portent donc leurs aides auditives plus volontiers, et aussi plus longtemps au cours de la journée, ce qui est bénéfique pour leur rééducation auditive. En outre, un appareillage nettement plus précoce se fait donc sur un système auditif en bien meilleur état et avec une désocialisation moins importante. Les réhabilitations auditive et sociale sont devenues beaucoup plus complètes et plus rapides. Les patients in fine retrouvent une qualité de vie tout à fait normale.

Un conseil cependant : ne pas tomber dans le piège du tout technologique ou tout virtuel… Il ne faut vraiment pas oublier les fondamentaux, la dimension humaine, l'empathie, car c'est un métier de service au patient.

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